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Nicolas de Germay, Philippe Grabli

Nicolas de Germay, Philippe Grabli

Présidents d'Alandia Industries et d'Oneida Associés

Lancement de l’observatoire du carve-out

Par Nicolas de Germay et Philippe Grabli. Pourquoi lancer un observatoire du carve-out ? Quels sont les objectifs pour cette nouvelle structure ?

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Pourquoi un observatoire du carve out ?

De quoi parle-t-on ? Confronté à une division, une filiale ou une activité devenue non rentable ou non stratégique, un industriel a deux solutions principales : opérer une restructuration – souvent drastique – avec tous les effets négatifs pouvant en découler sur le reste de ses activités. Ou envisager sa cession à un tiers.

Sans surprise, les commentaires des industriels sont très contrastés, la plupart négatifs sur une éventuelle cession à un tiers :

« C’est très compliqué de céder, si ça se sait, comment fera-t-on ? »,

« Nos banquiers de référence ont essayé, mais c’est trop petit »,

« Les salariés vont s’y opposer »,

« Cela va diviser le management »,

« Mes conseils m’ont parlé de tous les risques : on va avoir une épée de Damoclès pendant 2 ans après la vente »,

Etc. 

Mais on trouve aussi des entreprises qui en en parlent positivement, qui revendiquent le fait de privilégier une vente à une restructuration.

En effet, comparée à une restructuration menée en interne, la cession – pour peu qu’elle soit correctement menée – offre de nombreux avantages. Tout d’abord, en confiant à un tiers, le soin d’opérer les ajustements nécessaires, le cédant s’évite d’affecter des ressources managériales précieuses à une restructuration toujours complexe à mener au sein d’une entité généralement globalement profitable. Il s’évite également des coûts d’autant plus importants qu’il sera considéré comme une « poche profonde ». En second lieu, la recherche de candidats à la reprise sera à même d’imaginer un avenir à une entité en déshérence, en identifiant, puis échangeant, avec des industriels ou des fonds intéressés. Encore faudra-t-il choisir le bon repreneur…

Cet observatoire poursuit trois objectifs principaux. Nous donnerons la parole à des experts (Administrateurs Judiciaires, avocats, cabinets conseils) pour qu’ils exposent de façon pratiques les contraintes s’appliquant à ces opérations. Nous recenserons les meilleures pratiques au travers des retours d’expériences de dirigeants qui les ont menés à bien, qu’ils aient été dans une position de vendeurs ou de repreneurs. Enfin, nous proposerons des formations pratiques.

C’est à ce débat d’idées – sans tabous ni fioritures, sans cacher les difficultés de ce type de dossiers – que nous vous invitons à participer.

Alors, faites-nous remonter vos commentaires, ajouts ou expériences sur ce sujet…