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Marc Glita

Marc Glita

Délégué interministériel aux restructurations d’entreprises

Tribune extérieure

Par Marc Glita. De l’importance des opérations dites de « carve-out »

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Sous ce terme anglo-saxon se cache un certain nombre d’opérations importantes pour notre économie. 

Également appelées « Spin off », elles consistent pour un groupe industriel à se séparer d’une entité – qu’il s’agisse d’une filiale, d’une division ou d’une simple branche – devenue non stratégique et le plus souvent sous-performante, voire non rentable.

Les pouvoirs publics sont particulièrement attentifs à ces situations pour deux raisons. 

Tout d’abord, il est sain qu’une entreprise confrontée à ce type de situation recherche rapidement des solutions pour préserver l’équilibre global. En effet, une activité non-stratégique court le risque d’être laissée pour compte. Les pertes générées pèsent sur la solvabilité du groupe dans son ensemble. La moindre rentabilité de l’activité concernée entraîne de moindres investissements, qui eux-mêmes baissent sa productivité, générant plus de pertes à terme. 

Par ailleurs, l’activité non-stratégique démotive le management en charge ainsi que les salariés. Il s’agit trop souvent d’une spirale condamnant à terme l’activité et ses emplois. Or, et c’est l’essentiel, l’expérience montre qu’un certain nombre de ces activités ont en réalité un avenir pour peu qu’elles se trouvent adossées à un actionnaire adapté et reconstruisant un projet cohérent, recentré sur l’activité en question.

Pour ces deux raisons principales, et à l’heure où l’on déplore le manque d’ETI dans notre pays, les conditions de réalisation des opérations de carve-out appellent une attention particulière. En effet, il est important de faire comprendre aux industriels cédants tout l’intérêt de ces opérations, sans cacher leurs contraintes. Cela passe, bien entendu, par la compréhension des enjeux et un partage des meilleures pratiques, afin de pouvoir redonner un avenir aux salariés concernés en les replaçant au cœur d’un projet stratégique cohérent. 

Les pouvoirs publics ne peuvent que soutenir l’initiative de « l’observatoire du carve-out ».